"Il est grand temps de rallumer les étoiles" - Virginie Grimaldi
- Milessentiel EL
- 1 mars 2023
- 3 min de lecture

'Virginie Grimaldi est née en 1977 à Bordeaux où elle vit toujours. Traduits dans plus de vingt langues, ses romans sont portés par des personnages attachants et une plume poétique et sensible. Ses histoires, drôles et émouvantes, font écho à la vie de chacun'.

"Virginie Grimaldi", elle m'est apparue à plusieurs reprises lors de mes recherches de lecture, puis mon choix c'est porté sur cet ouvrage.
Une bouffée d'oxygène, le parfait anti-dépresseur contenant émotions, fragilité, sincérité, humour, tout est parfait : du début à la fin.
L'identification aux personnages est très aisée pour la maman que je suis. Touchant et émouvant, amusant (La fraicheur et la naïveté de la petite Lily m'ont fait pouffer de rire !), ce livre nous donne une belle leçon de vie.
Très bien écrit : style, vocabulaire, sensibilité... un très beau voyage, de quoi ranimer les étoiles dans vos yeux.
Résumé :
"Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée.
À dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin".
Quelques extraits :
‘L'occupation permanente m'empêchait de penser. Chaque jour, j'enchainais les tâches, le ménage, les courses, les papiers, travailler, changer une ampoule, préparer le repas, lancer le lave-vaisselle, laisser un mot aux filles pour leur dire qu'elles ont oublié de vider le lave-vaisselle, vider le lave-vaisselle... Chaque soir, je m'écroulais sur mon lit et m'endormais comme si on m'avait assommée’. Page 121.
‘Je suis terrorisée à l'idée de ressentir ces symptômes terribles. Les symptômes de la peur. En fait, j'ai peur d'avoir peur’. Page 122.
‘On a tressé nos douleurs pour n'en faire qu'une, énorme, dévastatrice, insurmontable. Nous espérions sans doute qu'à trois ce serait moins lourd à porter. Ce fut le contraire. Le chagrin de ceux que l'on aime décuple le nôtre’. Page 134.
‘Marcher entre les conifères, écouter le silence se faire couper la parole par le vent, fouler la terre et les cailloux m'apaisait’. Page 157/158.
‘Tu ne peux pas recommencer, mais tu peux choisir un autre chemin’. Page 200.
‘C'est une cascade pas haute mais très large, ça fait beaucoup de bruit et l'eau va hyper vite, elle se jette en avant comme si quelqu'un lui courait après, à mon avis elle a fait une connerie’. Page 225.
‘Nos enfants ne nous appartiennent pas, nous sommes comme des tuteurs de plantes qui les aident à grandir. Un enfant qui prend son envol est une récompense’. Page 238.
‘Ne soit pas triste aujourd'hui, car ce qui t'arrive est peut-être un grand bonheur’. Page 267.
‘On a peur de la différence, alors on la rejette’. Pages 314.





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