"Les Victorieuses" - Laetitia Colombani
- Milessentiel EL
- 15 févr. 2023
- 3 min de lecture

‘Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs métrages, A la folie… pas du tout et Mes Stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La tresse est son premier roman’’
Éditions Grasset & Fasquelle,, 2020
Après avoir lu les 3 romans de Laetitia Colombani, je peux affirmer qu'il est de loin mon favoris ! Bien que tous magnifiques, celui-ci m'a touchée en plein cœur, encore un peu plus profond que les autres.
En deux mots : Résilience et vérité.
Si je devais en rajouter : émouvant, bouleversant, captivant, poignant, intéressant, puissant, fascinant.
Une lutte, une réalité, une ouverture à la réflexion sur la précarité, de quoi revoir nos préjugés.
Une GRANDE Histoire, à consommer sans aucune modération !
Résumé : 'À 40 ans, Solène a tout sacrifié à sa carrière d’avocate : ses rêves, ses amis, ses amours. Un jour, elle craque, s’effondre. C’est la dépression, le burn-out.
Pour l'aider à reprendre pied, son médecin lui conseille de se tourner vers le bénévolat. Peu convaincue, Solène tombe sur une petite annonce qui éveille sa curiosité : «cherche volontaire pour mission d’écrivain public ». Elle décide d'y répondre.
Envoyée dans un foyer pour femmes en difficulté, elle ne tarde pas à déchanter. Dans le vaste Palais de la Femme, elle a du mal à trouver ses marques. Les résidentes se montrent distantes, méfiantes, insaisissables. A la faveur d'une tasse de thé, d'une lettre à la Reine Elizabeth ou d'un cours de zumba, Solène découvre des personnalités singulières, venues du monde entier. Auprès de Binta, Sumeya, Cynthia, Iris, Salma, Viviane, La Renée et les autres, elle va peu à peu gagner sa place, et se révéler étonnamment vivante. Elle va aussi comprendre le sens de sa vocation : l’écriture.
Près d’un siècle plus tôt, Blanche Peyron a un combat. Cheffe de l'Armée du Salut en France, elle rêve d'offrir un toit à toutes les exclues de la société. Elle se lance dans un projet fou : leur construire un Palais'.
‘Sa vie ressemble à une maison témoin que l'on fait visiter. La photo est jolie, mais il manque l'essentiel. Elle n'est pas habitée’. Page 23.
‘Pour être aimée, elle est devenue ce que l'on attendait qu'elle fût’ Page 82.
‘Prêter sa plume, prêter sa main, prêter ses mots à ceux qui en ont besoin, tel un passeur qui transmet sans juger. […] Dans ces quelques grammes de papier, il y a le poids d'une vie. C'est lourd et léger à la fois’ Page 114.
‘Dans la nature, aucune autre espèce ne se livre à ce jeu de massacre. La maltraitance des femelles n'existe pas. Pourquoi, chez les humains, ce besoin de détruire, de briser ?'. Page 143.
'Les obstacles ne sont que des cailloux sur la route […]. Le doute fait partie du chemin. Le sentier n'est pas uniforme, il y a des passages agréables, des tournants raboteux et pleins d'épines, du sable, des rochers, avant les prairies couvertes de fleurs…'.
Page 182.




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